Le blog de la section Sorbonne

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Supers délégués : avantage Obama.

1 juin, 2008 · Laisser un commentaire

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WASHINGTON (Reuters) – Le favori pour l’investiture démocrate, Barack Obama, a bon espoir d’être désormais très vite reconnu comme le candidat du parti à la Maison blanche, après une décision du comité des règles plutôt défavorable à sa rivale Hillary Clinton sur les primaires de Floride et du Michigan.

Il reste trois primaires à disputer, dont Porto Rico ce dimanche, où 55 délégués sont en jeu. Le Montana et le Dakota du Sud boucleront, mardi, cette longue phase de primaires.

Le comité des règles du Parti démocrate a opté samedi, au terme d’une longue réunion, pour un compromis consistant à accorder une demi-voix aux délégués de Floride et du Michigan. Cette décision a provoqué la colère de l’entourage d’Hillary Clinton qui menace de porter l’affaire devant la convention nationale du parti fin août, à Denver.

Jusqu’à présent, le parti n’avait pas pris en compte les délégués élus dans ces deux Etats, parce qu’ils avaient été sanctionnés pour avoir fixé la date de leurs primaires plus tôt qu’ils n’y étaient autorisés. Or, c’est Clinton qui les a remportées et celle-ci comptait fortement sur cette réserve pour regonfler un peu son total de délégués.

Lors d’une réunion animée du comité chargé d’établir les règles de fonctionnement du parti, il a été décidé que la totalité des délégués des deux Etats pourraient siéger lors de la convention mais avec seulement une demi-voix chacun lors de leur vote.

Conséquence de cette décision, le nombre de délégués requis pour décrocher l’investiture est passé à 2.118. Il ne manque donc plus que 70 délégués au sénateur de l’Illinois pour atteindre ce chiffre magique.

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“Maintenant que le Michigan et la Floride ont été englobés, nous nous rapprochons du chiffre qui nous donnera l’investiture”, a déclaré Obama dans le Dakota du Sud après la décision du comité des règles, en approuvant la façon dont le litige a été résolu.

Le camp Clinton a montré nettement moins d’enthousiasme. Des responsables de son équipe de campagne ont déclaré qu’ils se réservaient le droit de faire appel de la décision et ont menacé de porter l’affaire devant la convention de Denver.

L’ex-First Lady obtient un gain net de 24 délégués mais elle demeure loin derrière Obama, dont elle comptait se rapprocher davantage pour influer plus encore sur le choix des super-délégués.

Comme seuls 86 délégués “engagés” sont en jeu dans les trois primaires restantes (55 à Porto Rico, 16 dans le Montana et 15 dans le Dakota du Sud), et qu’il manque 70 voix à Obama, il est pratiquement impossible que le sénateur de l’Illinois franchisse le seuil des 2.118 au soir du mardi 3 juin.

Cela signifie qu’il devra attendre encore qu’une partie des quelque 180 super-délégués qui n’ont pas annoncé encore leur choix se prononcent. Ce seront eux qui, cette année, feront la différence entre Clinton et Obama. Un cinquième environ (soit 800) des délégués à la convention démocrate sont des “super-délégués”, caciques du parti qui sont libres de leur choix et ne sont pas élus lors des primaires.

“Si nous avons atteint le chiffre (magique) mardi soir, nous l’annoncerons, et je pense que même si nous ne l’atteignons pas, ce sera la fin de la saison des primaires”, a dit Obama.

Le sénateur métis tiendra une fête de victoire mardi soir après la clôture des scrutins dans le Montana et le Dakota du Sud, au centre Xcel Energy à St Paul, dans le Minnesota, ville où doit se tenir début septembre… la convention républicaine.

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Les élections, le PS, les Sections Universitaires ….et la Section Sorbonne ?

7 avril, 2008 · Laisser un commentaire

Deux jours après les résultats des élections municipales on ne peut que se réjouir de la progression significative de la gauche au niveau national (Toulouse, Metz, Evreux, Strasbourg, etc.). De bon augure pour les élections sénatoriales ? En tout cas révélateur d’un ancrage local que construisent le PS et la gauche.
Plus près de nous, la reconduction de Bertrand Delanoë est une victoire. Reste le cinquième arrondissement. Grâce à une campagne très active et constructive nous ne sommes jamais passés aussi près de la victoire avec Lyne Cohen-Solal. Jusqu’à croire qu’elle était acquise pendant la soirée des résultats, cruelle désillusion.
Saluons tous ceux qui ont participé à cet espoir, dans la rue, sur internet, aux tribunes etc.
Et maintenant ? Après deux grandes périodes d’élections (présidentielles, législatives 2007 et municipales 2008). Le PS va se retrouver face à lui-même et surtout face à sa nécessaire refondation après le congrès.
Il y a quelques mois, au lendemain des présidentielles et législatives, j’ai vivement craint l’absence de refonte du PS avant les municipales. Cela n’a pas eu lieu et pourtant cela n’a pas empêché le succès que l’on sait.
Si je devais tirer un enseignement de cela c’est que le PS et la gauche réussissent quand ils sont unis derrière des projets. C’était pourtant l’évidence.
Pour refonder, on doit sûrement s’attacher à la façon de faire de la politique par l’introduction de méthodes nouvelles (on pense notamment aux débats participatifs organisés par Ségolène Royal) mais cela doit aussi passer par le rassemblement autour d’un projet clair qui n’ignore aucun des courants. Qui peut réellement penser que le PS de demain pourra se faire sans tenir compte d’un Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn etc. ? En dehors des affinités de chacun, ce rassemblement doit se faire autour d’idées pour un projet clair.
Ce dernier devra permettre de faire du PS ce que Julien Dray nomme « la colonne vertébrale de la gauche ». Le Modem comme il l’a expérimenté à Paris, doit s’y faire, ce sera à lui de rejoindre notre projet s’il le souhaite et non à nous d’aller le chercher. Or, ce projet, qui sera fédérateur, demandera de l’énergie et du temps. Vitesse n’est pas précipitation et hier comme aujourd’hui ce que nous apprennent ces élections c’est peut être qu’il était, et qu’il est, urgent d’attendre.
Maintenant nous devons donc construire ce projet. Dans ce contexte les Sections Universitaires ont pleinement leur rôle à jouer. Le modèle des sections d’entreprises sur lequel elles reposent, nous permet, d’une part un mélange social plus important que dans les sections locales dépendantes de la mixité sociale du lieu où elles sont implantées et d’autre part d’être moins assujetties aux clivages locaux.
Les Sections Sorbonne, ENS et Science Po, porteuses d’un modèle de section minoritaire, sont donc une chance pour le PS dans cette refondation. L’alliance de Grandes Ecoles et d’Universités doit être vue comme une chance unique. Des Forums aux groupes de travail en passant par le journal des Sections Universitaires « Allons voir si la Rose », cette mixité au sens large (intellectuelle, sociale, culturelle) est un atout indéniable qui fait notre attrait et notre force. Cela implique que nous agissions ensemble mais aussi que nous cultivions nos différences.
Ainsi la Section Sorbonne doit continuer dans sa voie. Après une naissance fin 2006 dans un contexte d’élections dans lequel elle a été très active, elle a du renouveler son bureau fin 2007. Bien sûr elle a subi une certaine désaffection comme le reste du PS suite aux élections. Cependant les renouvellements de cartes ont été, en proportion, plus nombreux que dans le reste du PS. La section a su attirer de nouvelles personnes qui souvent ont pris « leur carte » pour la première fois et l’on ne peut que s’en réjouir. En 2008, nous continuerons à progresser dans nos propositions et il sera primordial de renforcer la visibilité de notre action. L’éventualité de nouvelles élections du bureau suite au congrès doit aboutir à appuyer cette démarche. En attendant, nous continuerons à agir et nous devrons nous développer, passer les difficultés passagères, non pas pour notre égo, mais pour demain.
Jean-Baptiste REYNAUD

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