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Du Bobby K. chez Barack O.?

26 mai, 2008 · Laisser un commentaire

Revolution!

Une chanson de 1969, par la grande Nina Simone… Still accurate, in a certain way… Et qui à bien des égards, me rappelle la candidature de Barack Obama. Le parallèle entre lui et Bobby Kennedy est flagrant, mais peut-être je l’aime déjà trop… ;) Ce qui est sûr, cependant, est que les problèmes inter ethniques, culturels et sociaux sont toujours sur le devant de la scène outre-Atlantique et que le prochain président devra s’y atteler.

Je ne suis pas adepte des solutions miracles, mais continuer de nier ces problèmes alors que la terre entière pêche par l’absence généralisée de tentatives de dialogues informels ou institutionnels, me fait penser que la culture et les cultures seront le fer de lance de ce nouveau siècle et que c’est justement par elle que nous pourront dégager un socle commun à l’humanité qui, je l’espère, se traduira dans nos législations nationales et supranationales.

Pour les amateurs, une autre vidéo, qui pose des questions très justes sur le rôle de l’art et des artistes. Doivent-ils s’inspirer du réel et de la réalité? Peuvent-ils être engagés? Ou, au contraire, l’art doit-il se concevoir uniquement à la manière d’un divertissement?

Quoi qu’il en soit, ces paroles sont de celles qui donnent envie de bousculer les habitudes et insuffler un peu plus d’énergie et de vie, chaque jour, à notre France…Mais pas seulement!

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Quelle justice pour demain ?

22 avril, 2008 · Laisser un commentaire

En surface, la justice est un domaine qui depuis “l’affaire d’Outreau”, occupe régulièrement l’actualité. Entre manipulation et fantasme la réforme se fait dans la plus grande confusion sur fond d’une affaire qui en réalité ne se prêtait pas à une telle polémique.

L’on peut parler de confusion car, la refonte de la carte judiciaire l’a montré, il est inquiétant de voir comment la réforme se fait, sans la participation des acteurs. Or, il est préoccupant qu’une telle réforme soit menée dans une optique de pure gestion administrative, dans la précipitation et surtout en réalité sans vision politique. 

Ces réformes se font ensuite dans le fantasme insidieux d’un gouvernement des juges auréolés d’une prétendue irresponsabilité (il suffit d’ouvrir ses codes pour constater que cela est faux).  Il y a un abîme pour en arriver à ce point. Mais ce fantasme s’explique et se comprend aussi par le caractère discret d’une justice qui s’accommode mal de la médiatisation ainsi que par des archaïsmes dans son fonctionnement. Il est vrai que de nombreuses réformes sont nécessaires et la réforme de l’ENM notamment va dans le sens du changement de ce corps qui en a grand besoin.

Mais s’il y a archaïsme c’est peut être aussi dans la défiance que la justice peut parfois susciter. Il est surprenant de voir que certains ne semblent pas avoir dépassé le conflit du Roi avec les parlements. Notre constitution avait donc trouvé un compromis en ne  faisant de la justice qu’une autorité, non un pouvoir.

Cependant, pour citer le général (une fois n’est pas coutume !), la constitution c’est « un esprit, des institutions » mais aussi « une pratique ». Côté « pratique », où vas t-on lorsque la garde des sceaux  nous dit que « les magistrats tiennent leur légitimité du président » ? Outre, que cela laisse à penser que Madame Dati a oublié ses cours de droit constitutionnel, c’est bien la manipulation qui transparaît. Que penser encore quand, sous prétexte de prendre en compte l’affaire d’Outreau, ont réduit le nombre de magistrats recrutés directement à la sortie de l’Université de 39,5% en 4 ans (de 230 en 2004 a 139 l’année dernière)  car plus jeunes donc supposés plus facilement défaillants ? Cela sans augmenter le nombre de recrutements parallèles (de personnes plus âgées et venant d’horizon professionnels variés) de manières significatives, ce qui abouti de facto à une baisse de 26 % du nombre total de recrutement par an de magistrats en 4 ans. Qu’on ne change rien (en l’état du projet  de réforme de l’ENM) aux limites d’âges alors que c’est la jeunesse d’un magistrat, entre autre, qui a parfois été incriminée? La réforme, oui, car elle est nécessaire, mais que veut on vraiment fondamentalement pour notre justice ? Qu’est ce qui doit le plus nous inquiéter pour l’avenir, un gouvernement des juges ou un Etat sans juge ?

Jean-Baptiste Reynaud

 

 

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